À PROPOS

PRÉSENTATION DE LA CUEILLETTE

À la rencontre des plantes médicinales....

Les plantes médicinales nous entourent mais nous ne les voyons pas car nous ne les connaissons pas. La cueillette c’est d’abord prendre le temps d’observer la nature, observer les plantes, les toucher, les sentir et comme une personne que l’on rencontre dans la rue, lui demander son nom.

« Bonjour, je suis cueilleur de plantes qui es-tu ? »

« Bonjour, je suis une Lavande. »

Au début on part à l’aventure, loin des routes fréquentées et l’on marche en quête d’un beau site. On est timide, on tâtonne. On ne croise que quelques spécimens alors que toute la famille n’est pas loin. Notre vision est rétréci, on ne voit les plantes qu’ à quelques mètres de nous, comme si elles aussi se cachaient de nous. Alors fatigué d’arpenter la montagne, on s’assied à côté de cette plante, on s’en imprègne et l’on fait plus ample connaissance.

« Ah oui tu es une lavande, et tu habites ici ? »

« Oui, j’habite ici un peu à l’écart de mes sœurs, je suis indépendante. »

Puis, après quelques approches, on les repère d’un peu plus loin, On se sent guidé, jusqu’au jour ou l’on tombe sur un océan de lavande ou de thym ou bien d’autres encore qui finalement n’étaient pas très loin. La découverte d’un site de cueillette c’est une récompense, comme si une personne nous ouvrait les portes de sa maison et nous faisait rencontrer toute sa famille, ça y est nous sommes acceptés, nous sommes désormais amis.

Les plantes c’est un peu comme avec les êtres humains, on ne serait pas capable de reconnaître au milieu d’une petite foule une personne que l’on a vu juste quelques fois sans vraiment prendre le temps de la connaitre. Par contre un ami, on le voit au milieu d’une marée humaine.

Mais l’amitié cela s’entretient. Alors il ne faut pas rendre visite à notre site uniquement pour la cueillette. Non, un ami on ne va pas le voir uniquement quand il organise une fête. Il faut prendre le temps de visiter nos sites à toutes les saisons, voir la plante sous différents aspects, en feuilles, en fleurs, sans feuilles, en graines etc… voir l’état de la population, les jeunes plantules qui croissent et les anciennes qui disparaissent.

Puis évidemment, vient le temps de la cueillette, délicatement et manuellement à la faucille ou au sécateur pour ne pas faire de mal à notre ami. On peut passer 5 à 6h au plus près de la plante.  Son parfum enivrant lié au bruit de la faucille contre la plante nous plonge dans une sorte de transe, on est en connexion intense avec la plante, son environnement, les éléments, la nature en général. Cette plante que l’on a réussi à apprivoiser nous donne sa quintessence que nous allons capter plus tard par la distillation.

C’est cette approche de la plante qui va donner aux produits  (huiles essentielles, eaux florales, teintures mères, mâcération solaire etc…) leur pouvoir vibratoire unique et ainsi qu’une forte intensité. Les préparations réalisées avec les plantes que je cueille sont uniques, car l’âme de la plante se mèle à mon énergie émotionnelle.

De nombreuses plantes aromatiques sont disponibles en sauvage dans notre région telles que la lavande aspic, le romarin à camphre, le thym à thymol, le laurier noble, le cyprès toujours vert, le genévrier commun, le buplèvre ligneux, la sarriette des montagnes et bien d’autres malheureusement méconnues du public.

Ces plantes sont cueillies en grande partie dans l’Aude entre Corbières, minervois et montagne noire, dans une nature sauvage sur des sites préservés et éloignés de toutes pollutions. Il peut arriver de cueillir dans d’autres massifs comme les Cévennes pour trouver d’autres plantes.

La recherche des sites de cueillette demande une grande observation de la nature, type de sol, exposition, climat, etc… De nombreuses heures sont consacrées à la recherche de sites lors de grandes balades à travers la garrigue et les forêts. Lorsqu’un site de cueillette est découvert, il faut ensuite attendre la période optimum pour récolter la plante qui s’y trouve.

Les cueilleurs s’efforcent de ne pas mettre en péril la disponibilité de leurs ressources, en laissant sur les sites des plantes intactes qui pourront naturellement réensemencer le milieu par le biais du vent, des abeilles ou de l’eau. Un cueilleur laisse environ 30% de plantes intactes sur le site.

La cueillette s’effectue manuellement, de façon traditionnelle, à l’aide d’une faucille ou d’un sécateur. Le cueilleur noue un grand drap en cotôn dans le dos (bourât) afin d’y déposer sa cueillette au fur à mesure. Quand le bourât est plein (15 à 20 kg dans le dos), on le détache, on l’ouvre et on l’étale sur le sol pour que la plante soit aérée le temps de finir la cueillette. On appelle cela le préfanage.

Cette activité demande beaucoup de temps et quelques connaissances en botanique ainsi qu’une bonne condition physique pour acheminer la récolte souvent lourde et volumineuse à travers les sentiers accidentés. En général un cueilleur expérimenté cueille en moyenne 15 kilos à l’heure, bien évidemment, tout dépend de la plante cueillie et du site de cueillette.

Cette récolte est ensuite stockée à l’abri des intempéries, avant d’être acheminée vers l’alambic, pour y être distillée. De cette distillation douce s’écoule des huiles essentielles et des hydrolats d’une grande qualité que nous proposons ensuite à la vente. 

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